Quand la vitamine D améliore la performance sportive

La vitamine D est particulièrement importante dans le sport. Ceux qui mettent à niveau leur taux de vitamine D peuvent être plus performants dans le sport. À l’inverse, une carence en vitamine D pourrait entraîner une baisse des performances sportives. La vitamine D améliore la résilience et les performances du système cœur-poumon, favorise la construction musculaire, et ainsi que d’augmenter la production de testostérone. Par conséquent, si vous souhaitez réaliser de meilleures performances sportives, vérifiez votre taux de vitamine D et veillez à corriger rapidement toute carence.

Le rôle de la vitamine D dans le sport.

Il y a quelques années encore, le rôle de la vitamine D dans le sport était peu étudié. Mais nous savons maintenant la grande influence que la vitamine venant du soleil a sur la performance sportive. Par exemple la vitamine D renforce la puissance musculaire, d’une part en augmentant le taux de synthèse des protéines (plus de masse musculaire est constituée), et d’autre part en augmentant la taille des fibres musculaires individuelles.

En août 2015, une revue a été également publiée dans laquelle un groupe de recherche canadien s’est penché sur les cinq domaines suivants en rapport avec la vitamine D : la consommation d’oxygène pendant le sport, le degré d’inflammation des muscles, la production de force et d’énergie, la production de testostérone et la vitamine K en tant que cofacteur de la vitamine D.

La vitamine D augmente l’apport maximal en oxygène.

Dans une étude menée, 14 rameurs professionnels ayant un taux de vitamine D supérieur à 30 ng/ml ont reçu soit 6000 UI de vitamine D3 par jour, soit un placebo pendant une phase d’entraînement de 8 semaines. L’équipe de recherche a constaté une augmentation significative de l’apport maximal en oxygène (VO2max) dans le groupe de la vitamine D. VO2 max est la quantité maximale d’oxygène que l’athlète pourrait utiliser par minute pendant l’exercice.

La vitamine D réduit l’inflammation musculaire.

Dans une étude randomisée en double aveugle, contrôlée par placebo, les athlètes ont reçu 4000 UI de vitamine D3 par jour pendant 35 jours. Par rapport au groupe placebo, l’administration de vitamine D3 a entraîné une réduction des niveaux d’inflammation musculaire immédiatement après 10 séries d’entraînement isométrique avec 10 répétitions chacune. Bien que la puissance maximale ait diminué pendant les séries et les répétitions dans les deux groupes, elle n’a diminué que de 6 % dans le groupe vitamine D et de 32 % dans le groupe placebo.

La vitamine D augmente les niveaux d’énergie.

Ferm et al. ont donné à 30 athlètes 5000 UI de vitamine D3 par jour ou un placebo pendant 8 semaines. Dans le groupe vitamine D, les athlètes ont pu améliorer de manière significative leurs temps de sprint sur 100 mètres et leurs sauts verticaux par rapport au groupe placebo. Si les athlètes prenaient de la vitamine D en dose hebdomadaire, aucune amélioration des performances n’était observée.

La vitamine D stimule la production de testostérone.

En effet, la testostérone est connue pour favoriser les performances athlétiques. Il augmente la masse musculaire alors que la teneur en graisse corporelle reste la même ou même diminue. Pilz et al. ont mené un essai contrôlé randomisé en double aveugle sur 12 mois avec 54 hommes en surpoids. Ils ont reçu 3 300 UI de vitamine D3 par jour et ont constaté une augmentation de 30 % de leur testostérone totale, active et libre.

La vitamine D renforce le système cardio-pulmonaire.

Dans deux études de cohorte allemandes publiées dans le numéro de février 2016 du British Journal of Nutrition, il a été démontré que la vitamine D a également un effet très positif sur les performances du système cardio-pulmonaire. Des études (Study of Health in Pomerania (SHIP-1)) ont inclus 1377 participants âgés entre 25 et 85 ans. Le test de l’ergomètre cycliste a mesuré la consommation d’oxygène au seuil anaérobique, l’effort maximal et la meilleure performance.

Pour voir si les résultats pouvaient être généralisés, les résultats ont été comparés à ceux de la deuxième étude (SHIP-TREND), dans laquelle 750 volontaires étaient disponibles et ont effectué les mêmes exercices et mesures. Plus le niveau de vitamine D est élevé, plus les meilleures sont les performances athlétiques. Dans les deux études, il a été clairement constaté que tous les paramètres mesurés des performances athlétiques étaient en corrélation avec les niveaux de vitamine D (sérum 25(OH)D).

Plus le niveau de vitamine D est élevé, plus les performances sont bonnes et plus l’apport en oxygène est important. Ceux qui avaient de faibles niveaux de vitamine D et qui ont pu les augmenter à 27 ng/ml ont connu une amélioration massive de leurs performances athlétiques. Ceux qui ont pu augmenter leurs niveaux de vitamine D au-delà ont montré des améliorations plus importantes, mais moins perceptibles, de leurs fonctions corporelles athlétiques.

Vitamine D : Des performances encore meilleures.

La vitamine D3, associée à la vitamine K24000, jusqu’à 5000 UI de vitamine D3 par jour, semble améliorer les performances sportives, l’augmentation de la force ainsi que la régénération après le sport, selon la situation actuelle de l’étude. La combinaison idéale est ici la vitamine K2 (à partir de 50 microgrammes par jour) et une alimentation riche en vitamine K1 (légumes à feuilles vertes), ce qui permet d’obtenir des résultats sportifs encore plus meilleurs : 46 ng/ml de vitamine D3. Dans les études présentées ci-dessus, le taux de vitamine D n’a jamais pu être augmenté au-delà de 40 ng/ml.

Cependant, une telle valeur plus élevée serait optimale pour la fonction de la musculature. D’autres études avec des doses plus élevées de vitamine D et différentes doses de vitamine K sont prévues pour voir quelle dose est idéale pour atteindre une performance sportive maximale. Le Conseil de la vitamine D, conseille aux médecins et aux entraîneurs sportifs de veiller à ce que leurs athlètes aient un taux de vitamine D d’au moins 46 ng/ml, car c’est le taux « naturel » de vitamine D qui peut être mesuré dans les civilisations qui vivent encore de la manière originale comme chasseurs et cueilleurs et qui pourrait donc, servir de modèle pour le taux « correct » de vitamine D fourni par la nature.