Contrôle sportif : quand est-ce que c’est utile ?

Il suffit de commencer, même si vous n’avez jamais fait de sport auparavant, cela peut avoir de mauvaises conséquences. Un examen chez le médecin peut aider, mais il doit aussi être bien pensé.

Si une voiture est restée longtemps inutilisée dans le garage, il est bon de vérifier les niveaux d’huile et d’eau et de contrôler la pression des pneus avant de partir pour un long voyage. Cela permet de se prémunir contre les mauvaises surprises et, en fin de compte, de garantir la sécurité du conducteur et de ses passagers. Mais lorsqu’il s’agit de leur propre corps, beaucoup de gens ne sont pas aussi consciencieux : après des années d’abstinence sportive, certaines personnes se lancent dans des activités physiques intenses sans se soucier de savoir si elles sont à la hauteur.

Quand est-ce qu’on doit faire un contrôle sportif ?

Les médecins du sport recommandent donc de se soumettre à un examen de santé préalable. Toutefois, les patients doivent examiner attentivement si les examens et si oui, lesquels sont utiles à leurs fins. Dans la plupart des cas, ils doivent les payer eux-mêmes, et la compagnie d’assurance maladie ne contribuera que partiellement aux coûts. C’est vrai au moins tant que le contrôle sportif ne révèle pas de découvertes flagrantes. En effet, il s’agit d’un des services de santé individuels (IGeL) qui ne font pas partie du catalogue fixe des services fournis par les compagnies d’assurance maladie légales.

Le bilan médical préventif, tel que recommandé par la Société allemande de médecine du sport et de prévention (DGSP) dans une directive scientifique, vise à déterminer si une personne pourrait éventuellement mettre en danger sa santé par le sport. « Nous le recommandons à tous ceux qui commencent par un sport un peu plus intensif, en particulier les jeunes entre 12 et 25 ans et les personnes plus âgées qui veulent recommencer à partir de 40 ou 50 ans », explique le président d’honneur de la DGSP.

L’utilité du contrôle sportif chez les adolescents

Chez les adolescents, il peut s’agir de problèmes de santé congénitaux à risque lors de la pratique d’un sport mais qui ne sont pas encore apparents, comme un épaississement du muscle cardiaque ou une arythmie cardiaque non détectée auparavant. Les personnes âgées pourraient avoir développé des changements pathologiques dans le système cardiovasculaire au fil des ans, par exemple en raison du tabagisme ou d’un manque d’exercice.

Dans le cadre du Sport Check, le sportif amateur remplit d’abord un questionnaire avec des questions générales sur son état de santé, puis le médecin prend connaissance des antécédents médicaux du patient. La question des morts subites dans la famille et de leurs causes est particulièrement importante. Il est suivi d’un examen physique comprenant la mesure de la pression artérielle et selon les aspects orthopédiques et cardiologiques.

Cela comprend également un électrocardiogramme (ECG) au repos pour évaluer la fonction cardiaque. L’ECG au repos est plus précis que la simple collecte de l’historique précédent. C’est beaucoup moins cher qu’une inspection à la voiture, donc ça devrait valoir la peine de se faire soigner. L’ECG coûte en moyenne 70 euros à l’échelle nationale, et en cas de plaintes, de symptômes ou de constatations flagrantes, la compagnie d’assurance maladie le prend en charge.

La directive prévoit également un ECG de stress pour certains groupes de patients. Toute personne présentant des symptômes de maladie cardiaque et toute personne âgée de plus de 65 ans doit s’y soumettre. Il peut également être utile aux hommes de plus de 45 ans et aux femmes de plus de 55 ans s’ils veulent faire de l’exercice de manière intensive. En règle générale, les sportifs de loisir doivent supporter eux-mêmes les coûts.

Conseils avant de suivre un contrôle sportif

Un spécialiste recommande de se renseigner auprès de sa compagnie d’assurance maladie avant de vérifier si le sport couvrira une partie des frais. Parce que beaucoup de gens le feraient volontairement lors des examens médicaux préventifs individuels. « En outre, nous avons également l’expérience des plaintes selon lesquelles les médecins offrent des services comme l’IGeL, qui sont également proposés par les compagnies d’assurance maladie », ajoute-t-elle. Cela pourrait entraîner des chevauchements avec les examens que les compagnies d’assurance paient de toute façon. C’est le cas, par exemple, de la visite médicale à laquelle tous les assurés âgés de 35 ans et plus ont droit tous les deux ans, appelée Check-up 35. Toute personne qui s’en aperçoit trop tard et qui a déjà pris son portefeuille pour la visite médicale sportive est désavantagée : Ensuite, les compagnies d’assurance ne remboursent plus les frais.