Luyindula: «Que des exploits pour le titre»

Peguy Luyindula n’a pas abdiqué dans la quête du titre. Mais il reconnaît que ce sera compliqué en cas de défaite à Lille (18h45). Il se confie pour Aujourd’hui Sport.

Trois semaines après la déculottée à Toulouse (1-4), Paris se déplace chez un autre candidat au titre. Inquiet ?

Si on se montre costauds, comme jeudi contre Kiev (0-0), ça devrait aller. Mais, effectivement, Lille est une équipe bien organisée, difficile à manoeuvrer et qui joue très bien chez elle. Encore un match compliqué en perspective…

Vous avez digéré l’affront infligé par le TFC ?

En plus de la défaite, on avait perdu ce soir-là Sylvain Armand sur blessure. Cette claque a fait mal. Plus mal, par exemple, que celles reçues contre Bordeaux (0-4) ou au Parc face à Marseille (1-3). On s’était bien repris après les Girondins.?Et, face à l’OM, je reste convaincu que l’expulsion de Camara est le tournant du match. Les Marseillais avaient en plus marqué dans la foulée. A onze contre onze, cela aurait été un autre match. Contre Lille, on va tenter de ne pas reproduire ce schéma pour rester au contact du haut du classement.

Une défaite et l’espoir de rafler le titre s’envolerait ?

Tout ne serait pas perdu, mais on se compliquerait sérieusement la tâche, forcément. On lutte à six pour être champion de France. Ce serait dommage d’avoir été aussi haut toute la saison pour ne rien obtenir à la fin. C’est ainsi que je vois les choses.

Qui craignez-vous à Lille ? Michel Bastos ou le collectif ?

J’ai peur de leur milieu de terrain, où ils sont vraiment pas mal.
Cabaye (suspendu dimanche), Mavuba, Balmont : ça a de l’allure.

Lille peut-il être champion de France selon vous ?

Sincèrement ? Je ne pense pas. Mais dans le football, on ne sait jamais. Alors pourquoi pas…

Paris ne s’est pas imposé à Lille depuis 1997. Ce genre de statistiques vous parle-t-il ?

Bof… Pas trop, en réalité. Je ne suis pas obsédé par ce genre de chiffres. Ce qui ne m’empêche pas d’espérer qu’on va enfin arrêter la série noire ce soir.

Lors de la double confrontation contre la Lituanie (deux fois 1-0), où vous avez été titulaire, Rami et Mavuba faisaient partie du groupe France. Avez-vous déjà parlé du match ?

Non non, nous ne nous sommes pas trop chambrés sur le sujet. Je pense que je devais leur faire peur… (rires)

Avez-vous des souvenirs particuliers de déplacements à Lille ?

Ah oui ! Je me rappelle d’un but que j’avais inscrit avec Auxerre, où j’étais prêté par Marseille. J’étais loin, à 25 mètres de la cage de Tony Sylva. J’étais le long de la ligne, je venais d’intercepter une relance de Tavlaridis et j’ai lobé le gardien, du pied gauche en plus, en extension.?Ça reste un bon souvenir.

Et la Coupe de l’UEFA, dans tout ça ?

On peut passer, ça peut marcher à Kiev car on a su les embêter jeudi. Comme lors du tour précédent contre Braga, il faudra aller chercher la qualification à l’extérieur (jeudi à 18h45). De toute façon, pour aller au bout de cette Coupe de l’UEFA, il ne faudra réaliser que des exploits. Comme en Championnat, en fait.

Arnaud Ramsay
aramsay@asport.fr