Le Guen: «Pardonner à Luyindula»

Toutes les réactions des acteurs des matches de dimanche de la 30e journée de Ligue 1. Paul Le Guen (photo Presse Sports) est revenu sur la passe en retrait malheureuse de Peguy Luyindula qui a coûté un but au PSG.
PSG – Nice : 2-1
Paul Le Guen (entraîneur du PSG)

« Il y a un échappé, Lyon, et peut-être Marseille ce dimanche soir, mais on reste dans le peloton des poursuivants. C’est bien, il faut apprécier mais ne pas s’en contenter. On a perdu des joueurs importants, j’ai l’espoir de les récupérer vite. Nous avons un programme chargé avec des matches importants. Ce soir, nous avions un peu plus de fraîcheur qu’il y a quinze jours. On souffre à tous les matches, on ne gagne pas sur un score fleuve, mais on en gagne plus qu’on n’en perd. Il y a eu des approximations en défense, parfois un état de fébrilité, mais il faut encourager nos défenseurs, être derrière eux. Certains arrivent à exprimer leur potentiel mieux que d’autres. Au Parc, quand on débute, ça peut être difficile. Notre défense était réaménagée, en deux matches on avait eu sept buts encaissés. Il fallait se reconcentrer, mais on a produit aussi de beaux mouvements offensifs. Il fallait s’appuyer sur une bonne défense, et quand je dis cela je pense à toute l’équipe. J’ai parlé à Luyindula un peu plus qu’aux autres à la mi-temps, pour l’encourager. Il fait suffisamment de bonnes choses depuis un bon bout de temps pour lui pardonner. Il a beaucoup joué dernièrement, il a souvent enchaîné les matches de Coupe d’Europe et de championnat. Il a beaucoup de caisse, il est capable d’enchaîner, mais ce rôle d’attaquant de côté demande beaucoup de travail. C’est pour cela que je l’ai sorti ».

Claude Makelele (capitaine du PSG, au micro de Canal+)
« Cette victoire va nous permettre de rêver encore pour la suite. Avec nos deux dernières défaites, on avait perdu en lucidité, en solidité. Il fallait se reprendre. Il nous faut enchaîner, ça va être difficile avec les quarts de finale en UEFA, mais il vaut mieux jouer ce genre de matches que rien du tout ».

Sammy Traoré (défenseur du PSG, auteur du 2e but)
« On savait que ça allait être un match difficile face à une bonne équipe, bien en place, avec de bonnes individualités devant. (sur les jeunes défenseurs) Dans l’ensembe, les jeunes qui sont entrés ont très bien tenu leur poste. Il n’y a pas de doute à avoir: tout n’est pas parfait, c’est sûr, mais après deux revers, on se devait de réagir, ce qui a été fait, je ne dirais pas brillamment, mais avec courage ou envie. Cela fait toujours plaisir de marquer, mais j’aurais préféré que ce soit Hoarau qui marque, pour le challenge du meilleur buteur. (sur les ambitions du PSG) On veut finir le plus haut possible, tout reste envisageable, c’est très serré. Si on peut aller chercher le titre, on ne va pas se gêner, mais il y a de belles équipes devant nous, avec des effectifs plus étoffés que le nôtre ».

Ludovic Giuly (attaquant du PSG)
«Ca fait du bien, on reste dans le peloton de tête. On avait pris deux revers, il fallait réagir. Il va falloir prendre un maximum de points chez nous pour prétendre à quelque chose. Ca ne rassure peut-être pas au niveau du jeu, mais au niveau du mental: à la mi-temps on est à 1-1 et on a su rebondir. (sur les jeunes défenseurs) On n’avait pas de craintes, on voit leurs qualités tous les jours à l’entraînement. (sur les prochains matches) Tous les matches seront déterminants maintenant. On a vu les résultats la veille. Dimanche, on va à Lille, ce sera un gros tournant, après le quart de finale à la maison qu’on doit gérer. On a manqué de rigueur défensive, il fallait relever les manches et travailler défensivement, faire les efforts. Physiquement, on était présent. J’aime bien jouer à droite, même si quand je suis fatigué j’aime bien jouer la carotte devant (sourire). On va jouer notre chance à fond. pour l’instant on est dans les objectifs. Si on pouvait être dans les quatre premiers, ce serait une très bonne saison. Guillaume (Hoarau) a besoin de marquer, il n’est pas loin de Gignac, et pour Sammy (Traoré), ça me fait plaisir, parce qu’il n’est pas adroit avec ses pieds devant le but, donc il est récompensé».

Frédéric Antonetti (entraîneur de Nice)
« Nous avons réalisé une prestation correcte, mais pas assez pour faire un résultat, notamment en 2e mi-temps où nous avons été trop timides. Il fallait plus d’audace et d’ambition, mais c’est l’apprentissage qu’on a cette année, avec un nouveau cycle, faut savoir venir à Paris, et apprendre: il faut oser, entreprendre. On n’a pas assez inventé, alors qu’en première mi-temps on a maîtrisé, et Paris a réussi à contrer. Le but de Traoré nous a coupé les jambes, on a perdu confiance. Ce sont deux joueurs de 1,95 m qui mettent les buts, nous on n’en a pas. On en avait un, mais Paris nous l’a pris (S. Traoré). Il aurait fallu qu’un attaquant ou un milieu invente quelque chose. On a fait pratiquement jeu égal avec Paris qui joue pour la Champions League. Il manque un peu de métier à Rémy, Adeilson, Ben Saada ou M. Traoré, ce sont de jeunes joueurs. J’ai eu une satisfaction avec Coulibaly, qui a prouvé qu’il avait des qualités. (sur la série de six matches sans victoire) Il faut que la série s’arrête, il faut gagner un match le plus vite possible, et le plus vite possible, c’est la semaine prochaine contre Lorient. Ca tombe bien, la 8e place sera en jeu, pour une fois on aura quelque chose à jouer».

Loïc Rémy (attaquant de Nice)
«En ce moment, on est dans une période très difficile, malgré le fait qu’on fasse du jeu, on se crée des occasions. On pêche dans certaines actions, alors que les adversaires, contrairement à nous, arrivent à les exploiter. On n’a pas à rougir de notre prestation, mais il faut concrétiser les occasions. Il faut avoir des ambitions, même si ce sera impossible de revenir vers les premières places. Derrière, Lorient revient fort. Cette 8e place est une bonne place, même si on aurait pu accrocher les équipes au-dessus. (personnellement) Je suis pour beaucoup dans la défaite de l’équipe: sur la première action, je mets un ballon en retrait, et je suis battu de la tête sur le 2e but. C’est difficile, mais je ne suis pas abattu pour autant, au contraire, ça me forge. Il faut être responsable et tirer parti des erreurs commises. C’est ma première saison où je suis ancré dans le championnat, je ne ferai pas les mêmes erreurs par la suite».

Olivier Echouafni (capitaine de Nice, au micro de Canal+)
« Sur la physionomie du match, on ne méritait pas de perdre. On a tenu tête, on s’est créé des occases et on encaisse un 2e but sur un coup de fraise (coup de tête, ndlr) de mon ami Sammy Traoré (ancien Niçois, ndlr). On est un peu frustrés et déçus, un match nul aurait été équitable. On a joué le jeu, on leur a posé des problèmes, ça fait un moment qu’on stagne. Mais on a encore des beaux matches à jouer. »

Sochaux – Rennes : 3-0
Francis Gillot (entraîneur de Sochaux)

« C’est mérité. Les joueurs ont fait un gros match ce soir. Avec l’état d’esprit et la manière. Il faut confirmer dans les trois matches à venir. Ce soir, on a 32 points, on est 14e, cela ne veut pas dire grand-chose. Derrière, les autres équipes ne sont pas très loin. »

Teddy Richert (gardien et capitaine de Sochaux)
«On est satisfait de la victoire et de la manière. Gagner 3 à 0 chez nous ne nous était pas arrivé depuis longtemps. On fait une bonne opération au classement. La volonté de s’en sortir est là. C’est bien que l’on ait pu faire un gros match. Notre parcours à domicile est bon sur les matches retours. Il faut être prudent et continuer à faire du travail sur la cohésion du groupe. On veut se donner les chances de s’en sortir. Pour l’instant, rien n’est fait. On ne regarde pas les autres. On s’est donné un petit challenge sur les matches retours: finir dans les dix premiers. »

Guy Lacombe (entraîneur de Rennes)
« Je suis déçu pour plusieurs raisons. Je pense qu’il y avait la place de passer ce soir avec un état d’esprit adéquat. On a vu que Sochaux était fébrile en début de match, on aurait dû en profiter mais on n’était pas là. Je n’ai pas reconnu mon équipe. A mon avis le premier but sur penalty est un peu dur. C’est une claque. On est passé au travers. A nous maintenant de trouver des solutions. »

(AFP)