ITA – 24e j. : L’Inter en route vers le titre

Tombeur de l’AC Milan (2-1), l’Inter possède désormais 9 points d’avance sur la Juventus et 11 sur son rival milanais. Les Nerazzurri foncent tout droit vers leur 4e titre de champion consécutif. (Photo Reuters)

Ça n’a pas raté. Toujours vaincu lorsque Kaka ne figurait pas dans ses rangs cette saison en Championnat, l’AC Milan n’est pas parvenu à conjurer le sort devant l’Inter. Privés de leur principal atout offensif, les Rossoneri se sont inclinés lors du 269e derby milanais (1-2) en tombant devant leur grand rival qui écrase désormais la concurrence et semble lancé tout droit vers un quatrième scudetto de rang. Assis sur un confortable matelas de 8 points d’avance avant le coup d’envoi, les Nerazzurri en comptent désormais 11 sur le Milan et 9 sur la Juventus, tenu en échec à domicile par la Sampdoria (1-1). Il faudrait plus qu’un effondrement aux joueurs de José Mourinho pour ne pas rester les rois d’Italie.

Dans un stade Giuseppe-Meazza comble et malgré une volonté farouche d’échapper à la défaite de son adversaire, l’Inter a prouvé qu’il n’avait pas de concurrents digne de ce nom sur la scène domestique cette saison. Même si elle n’est pas toujours flamboyante, l’équipe intériste impose sa loi grâce à une solidité redoutable, un impact physique supérieur et une efficacité diabolique. Et dire qu’Ibrahimovic, l’artilleur en chef des Nerazzurri (14 buts en Serie A), n’a pas «planté» hier. Confronté à un Kaladze hors sujet, c’est Adriano, servi majestueusement par un Maicon finalement apte, qui a débloqué les débats (29e minute) alors que Milan dominait jusque-là avec Pirlo à la baguette. La tête du Brésilien heurte alors clairement son avant-bras droit avant de battre Abbiati. Stankovic double la mise d’une frappe sèche avant le repos (43e).

Si l’Inter s’est détaché au score, les Rossoneri ont poussé comme des damnés en seconde période pour sortir la tête haute. Après la réduction du score de Pato (71e), le Milan, où Maldini disputait son 56e et dernier derby, est tombé sur un grand Julio Cesar, auteur de parades décisives devant Pato (79e) et Inzaghi (90e). Un «Superpippo» entré à la place de Beckham qui, à l’instar de Seedorf et Ronaldinho, n’a pas fait de différence.