Chimbonda : «L’Angleterre, le meilleur championnat»

Dans les colonnes d’Aujourd’hui Sport, Pascal Chimbonda, âgé de 30 ans, s’est confié après le match amical Caen-Guadeloupe. L’international français est revenu à Tottenham après six mois difficiles à Sunderland. Confidences.

Vous avez vécu une saison particulière en faisant l’aller retour entre Tottenham et Sunderland, où en es tu ?
J’étais bien à Tottenham avant d’en partir contre mon gré … Mais il y a eu des circonstances qui m’ont déplu. Il y avait un petit problème avec Juande Ramos. J’ai préféré partir mais avec regrets. J’avais tissé des liens avec les supporters, l’encadrement du club…

Et Sunderland, c’est un échec ?

Le courant n’est jamais passé ni avec Roy Keane ni avec Ricky Sbragia, son adjoint qui a pris la suite après la démission de «Keano». Je ne retiens rien de mon passage là-bas.

Donc heureux de retrouver Harry Redknapp…
C’est un entraîneur que j’aime bien et qui m’aime bien (sourire) ça l’embête que je ne joue pas, je le sais. J’étais revenu pour jouer mais l’équipe avait commencé à gagner sans moi et on ne change pas une équipe qui gagne… Même si je pense que je suis un peu meilleur que Corluka qui joue en ce moment.

Ça doit vous peser, non ?

S’il ne restait pas seulement 7 matches à jouer, je n’aurais pas accepté cette situation. Mais, je suis un profesionnel, la concurrence c’est important. A la fin de saison les compteurs seront remis à zéro, et là on verra lequel des deux est le meilleur !

Tottenham n’a pas encore assuré son maintien, êtes-vous inquiet ?
Non. On a une bonne équipe. Harry (Redknapp) a redonné confiance à tout le monde. On a gagné des points à l’extérieur, chose que l’on ne faisait pas en début de saison. C’est très serré dans le ventre mou et on a un objectif : accrocher la 7e place qualificative pour l’UEFA.

Y a-t-il une maléction à Tottenham ?

On se croit toujours capable de finir dans le «Big Four»et on est pas assez concentré sur les débuts de saison. Quand tu perds cinq matches d’affilé, ça conditionne la suite. La confiance s’en va et ton football avec… Heureusement qu’en Angleterre le public ne te siffle pas comme en France !

Vous semblez dans votre élément outre Manche.
Je me sens vraiment bien ici, je cotoye des grands joueurs tous les week-ends. Franchement, c’est le meilleur Championnat au monde.

Et comment tu vois la L1 d’ici ?

(sourire un peu ironique) En France, le vrai problème, c’est que les clubs ont peur d’investir. De donner des gros salaires à des joueurs de bons niveau… Logique qu’on retrouve ici autant de joueurs venus de Ligue 1 quand tu vois les conditions financières offertes ici, à Londres par exemple. On ne peut qu’être séduit.

C’est mieux que Sunderland…
Ah oui… (ouf de soulagement) Londres, c’est génial ! (rires )

Vous faites souvent la fête ?

Quand j’étais à Sunderland, on se retrouvait souvent avec Djibrill Cissé et Habib Beye. On sortait ensemble, vite fait, mais on ne faisait pas la fête… (clin d’oeil)

Comment supportez-vous la pression des tabloïds ?
Parfois, c’est chiant mais on est obligé de faire avec….? Eux, ils font leur boulot. Alors, quand tu sors, il faut faire attention à ton image. Mais, honnêtement, moi, je ne sui s pas un mec qui est souvent dehors, alors ils n’ont pas l’occasion de me croiser si souvent que cela !