Mears : «L’OM peut gagner la L1 et la C3»

Tyrone Mears, le latéral droit anglais, surprend tout le monde, grâce notamment à son but à Amsterdam contre l’Ajax (2-2 a.p.), qui permet à l’OM de se frotter au Chakhtior Donetsk, demain à 18h30. (Photo Presse-Sports)

Etes-vous surpris de ne pas connaître plus de difficultés en Ligue 1 et en Coupe d’Europe ?
J’ai toujours eu confiance en moi. Je savais que je serais une doublure ici, mais j’ai toujours eu en tête de gagner une place de titulaire.

Comment vous êtes-vous retrouvé à l’OM ?
Newcastle m’avait contacté, mais Beye était titulaire à droite là-bas. Quand l’OM m’a approché, je me suis dit que j’avais plus de chances.

Demain, l’OM joue son quart de finale de l’UEFA face au Chakhtior. Peut-il gagner la compétition ?
Oui, comme le titre de champion. Le club a l’effectif pour jouer sur les deux tableaux. On va demander conseil à Brandao en vue du quart à Donetsk. C’est dommage qu’il ne puisse pas jouer, car il fait un boulot énorme devant sur le plan défensif.

Votre but à Amsterdam est une sacrée revanche sur vos deux blessures au genou en début de saison, non ?
Je n’en voyais plus la fin ! Une première blessure au ligament interne qui m’a mis out trois mois. Une seconde au ligament postérieur quand j’étais sur le point de revenir. La galère !

Comment jugez-vous le niveau de la L1 par rapport à la Premier League ?
En L1, il y a beaucoup de joueurs africains très costauds et rudes sur les contacts. Je ne m’attendais pas à ça. En Angleterre, il y a beaucoup de joueurs très techniques, car vous avez moins de temps. La pression sur le porteur du ballon est énorme. Au bout d’un contrôle, vous avez un gars sur vous. C’est différent en France.

Ce serait l’autre argument de la domination anglaise en plus de la suprématie financière ?
Oui. En Ligue des champions, les autres clubs européens, même les plus grands, n’ont pas l’habitude de subir un pressing aussi fort avec le ballon. Ils sont toujours surpris.
Gerets affirme que le joueur français consent à plus d’efforts dès qu’il se retrouve dans un club anglais.

Etes-vous d’accord ?
Oui, ces efforts s’effectuent quand son équipe n’a plus le ballon. Nasri en fait plus dans ce domaine avec Arsenal. En France, sans le ballon, c’était sûrement plus tranquille pour lui.

Bon, lancez-vous : qui gagnera l’UEFA et la Ligue des champions ?
L’OM, bien sûr ! Je suis fan de Manchester United depuis tout petit. Mais j’ai bien peur que Barcelone soit trop fort.»

Bruno Angelica, à Marseille (et M.Cluis pour la traduction)
bangelica@asport.fr